Mon oiseau est mort

Mon oiseau est mort

la mine s’effondre 

Les lendemains ne chantent plus, 

ils pleurent.

Ton au-delà a tué mon ici-bas.

Ta terre m’atterre,

la mienne te gêne. 

Ton bien, 

peu commun,

efface la vie de la vie,

sans combler

ton âme exangue.

Le ciel se vide d’ailes

comme le projet de sens.

S’éteint la dernière hirondelle 

avec de l’homme son étincelle. 

L’ange de la mort sale 

se terre dans son paradis fiscal.

Fléau d’un luxe insignifiant 

fruit d’âmes désertes,

porteur des graines 

de son anéantissement.

Que peuvent la beauté et la vie

face aux ravages de mirages frelatés.

L’avide ne fait le plein 

que d’illusions assassines.

Quand la lie de l’humanité s’en croit la crème,

la sagesse du sauvage 

ne peut rien pour la vacuité du puissant. 

Luc Normandin 2022

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