La planète Déni

Sur la planète Déni, la nature n’est qu’un ensemble de ressources lesquelles sont gratuites et inépuisables.

Sur la planète Déni, l’industrie est reine et ne fait que le bien. Le gouvernement est bien d’accord avec cela et l’appuie de toutes ses forces en lui donnant nos ressources et en l’exonérant de ses devoirs.

Ainsi, sur la planète Déni, la destruction des écosystèmes est récompensée tandis que sa protection est pénalisée.

Sur la planète Déni, l’automobile est toute-puissante et toutes les décisions du gouvernement encouragent celle-ci. Heureusement, l’étalement urbain n’existe pas sur la planète Déni, ni l’effet de serre, ni la pollution d’ailleurs. Les campagnes, comme le reste, sont gérées par et pour l’industrie.

Sur la planète Déni, le citoyen n’existe pas, il est remplacé par le consommateur. Ainsi, la publicité lui dit comment vivre sa vie. C’est pourquoi l’instruction n’y est pas importante.

Sur la planète Déni, la maladie est importante comme source de profit pour l’industrie pharmaceutique, de la construction et le corps médical. Pour la santé, c’est comme pour l’instruction…

Sur la planète Déni, le dieu c’est le marché. Les saints sont les milliardaires, les grands prêtres sont les banquiers, les petits, les économistes, l’armée est l’industrie, le gouvernement est leur promoteur et le consommateur, ignorant mais heureux.

Sur la planète Déni, 37% de la population peut décider d’un gouvernement qui ne fera qu’à sa tête durant tout son mandat et c’est très bien ainsi.

Sur la planète Déni, les lunettes roses sont obligatoires et distribuées gratuitement par le pouvoir. Elles sont d’une efficacité telle que même les pires catastrophes naturelles disparaissent comme par enchantement. On dit même qu’elles peuvent convaincre quiconque que quoiqu’il arrive, l’avenir s’annonce radieux, surtout en F 150.

Sur la planète Déni, la croissance économique est infinie, comme la croyance.

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